Yeshoua comme centre et épicentre de la mystique
- jeanantoineauteur
- il y a 3 heures
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Il est treize heure trente ce vendredi-là, nous en sommes au dessert, lors d’un repas de débriefing après une semaine d’enseignement au sein d’une école prophétique.
Les avis sont unanimes, la semaine a été formidable. Le Seigneur nous a comblés dans l’exploration des my
stères de la louange et de l’adoration. Le tour de table est quasiment terminé, lorsque nous arrivons à l’un des membres du staff, dernière personne à devoir s’exprimer.
D’un ton hésitant, elle nous dit avoir été un peu mal à l’aise, lors des moments qu’elle a passés avec nous en fin de semaine. Elle craint que Jésus ne soit plus suffisamment au centre de nos démarches. Sa remarque était pleine d’amour et ne se voulait nullement offensante. Elle exprimait simplement sa peur légitime.
Cette remarque m’a touché profondément. C’était dur à recevoir, mais ça m’a poussé à la remise en question et à m’assurer que Jésus demeure bien le centre, demeure bien mon centre.
Après un temps d’introspection, dans l’union avec le Seigneur, et après avoir pu en discuter avec plusieurs personnes, le trouble causé en moi par cette remarque s’est dissipé.
Cependant, cette « mise en garde » pointe vers une question vraiment importante : « La centralité de Yeshoua dans notre démarche mystique ».
Lors de cette école, j’avais été invité afin d’enseigner sur la louange. Ne pouvant m’empêcher d’être qui je suis, j’ai abordé ce thème sous un regard un peu différent de ce qui est généralement proposé. Je me suis senti poussé à orienter les enseignements vers les côtés céleste et transformateur de notre louange et de notre adoration. Après tout, c’était une école prophétique…
Une bonne partie de la semaine a été centrée sur l’étude de l’adoration céleste en Apocalypse 4 et 5, comme modèle de notre adoration terrestre. Mais, au-delà d’un simple modèle, ces passages bibliques nous révèlent à quelle dynamique céleste nous prenons part lorsque nous adorons.
À la suite de l’apôtre Jean, plus j’avance dans les mystères de l’adoration, plus je suis convaincu que notre adoration, sur terre, rejoint l’adoration céleste autour du Trône, dans le mystère de l’union du Ciel et de la Terre. Il devient alors évident que, lors de nos temps de louange et d’adoration, nous nous retrouvions environnés des éléments et des êtres qui entourent le Trône, dont les anges, les différents êtres célestes et les saints de tous les temps. Ceci n’est pas censé nous distraire de la personne du Seigneur, mais nous emmener plus loin dans l’adoration et la saisie de ce qui se passe spirituellement parlant.
Mais tout cela n’est possible que par Yeshoua, avec Yeshoua et en Yeshoua. C’est ce que nous allons tenter d’explorer ensemble dans cet article.
La mystique
Vaste question que de définir ce qu’est la mystique. Je la définirais, de façon rudimentaire, comme suit :
La mystique est un style de vie où l’on aspire à embrasser et à vivre les mystères de Dieu et de son Royaume, ainsi qu’à se laisser transformer par eux, de gloire en gloire, par l’Esprit, en la même image que Yeshoua.
Si une certaine mystique spéculative et une articulation intellectuelle des mystères expérimentés y tient une place, la démarche cérébrale n’en est cependant pas le centre. En effet, il n’est pas possible d’appréhender les mystères de Dieu par notre intelligence. Elle est trop limitée et les mots sont trop pauvres pour les décrire.
On ne peut approcher les mystères de Dieu que par l’expérience que l’on en fait, par l’Esprit. Aussi choquant que cela puisse paraître à nos mentalités occidentales, c’est bel et bien par l’expérience que l’on entre dans la connaissance des mystères du Royaume. C’est faire l’expérience de la vie de l’Esprit, où nous sommes conduits à vivre et expérimenter des dimensions de la personne de Dieu et de son Royaume, qu’aucun enseignement doctrinal ou qu’aucune spéculation intellectuelle ne pourrait jamais nous amener.
Les mystères de Dieu s’appréhendent par l’Esprit de Dieu. Il s’agit d’une sagesse indicible, mais qui pourtant transforme, d’une réalité invisible mais qui pourtant impacte puissamment ceux qui la vivent, d’un trésor caché mais qui est pourtant pleinement accessible à ceux qui en ont faim et soif.
La sagesse de Dieu mystérieuse et cachée
« C'est pourtant bien une sagesse que nous enseignons parmi les hommes mûrs, mais une sagesse qui n'est pas de ce temps ni des chefs de ce temps, qui sont voués à la destruction. Non, nous annonçons la sagesse de Dieu mystérieuse et cachée, celle que Dieu, avant tous les temps, avait préparée d'avance pour notre gloire. Cette sagesse, aucun des chefs de ce temps ne l'a connue, car, s'ils l'avaient connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire. Mais, comme il est écrit, ce que l'oeil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au coeur de l'homme, Dieu l'a préparé pour ceux qui l'aiment. Or, c'est à nous que Dieu l'a révélé, par son Esprit, car l'Esprit examine tout, même les profondeurs de Dieu. En effet, qui parmi les hommes connaît les pensées de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui? De même, personne ne peut connaître les pensées de Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu. »
1 Cor. 2. 6-11.
La mystique c’est sonder, par l’Esprit, la sagesse mystérieuse et cachée, que Dieu avait préparée avant la fondation du monde, pour notre gloire (v.7).
Le fait que le Seigneur l’ait préparée pour notre gloire, signifie que cette sagesse mystérieuse a le pouvoir de révéler qui nous sommes censés être, en tant que fils et filles de Dieu.
« La gloire de Dieu, c'est de cacher les choses ; la gloire des rois, c'est de sonder les choses. »
Pro. 25. 2
Au travers du sacerdoce royal dont nous héritons en Yeshoua, c’est-à-dire par le fait d’être prêtres et rois en Lui, nous avons la grâce de pouvoir sonder les choses que le Seigneur a cachées.
Ces choses cachées par Dieu sont des mystères. Et les mystères, c’est l’essence même de la recherche mystique.
« Jésus [leur] répondit: «Parce qu'il vous a été donné, à vous, de connaître les mystères du royaume des cieux, mais qu'à eux cela n'a pas été donné. »
Mt. 13. 11
La connaissance par l’expérience de ces mystères de Dieu et de son Royaume, nous a été donnée en héritage en Jésus, par le fait d’entrer dans le sacerdoce royal, dans lequel Il nous invite.
L’apôtre Paul précise, dans le passage cité en début de section, que cette sagesse mystérieuse et cachée est pour les « hommes mûrs » (1 Cor. 2. 6). Ce qui signifie que la démarche mystique demande d’avancer en maturité, de ne pas se contenter des rudiments ou de la base de la révélation de Dieu, mais de désirer la nourriture solide (Hbr. 5. 12).
En cela, la démarche mystique est profondément liée à la révélation du sacerdoce royal selon l’ordre de Mélkisédek, dont parle l’épître aux Hébreux pendant 5 chapitres (ch. 5 à 10).
Cet appel à la vie mystique est donc un appel à grandir en maturité, vers la manifestation toujours plus grande de notre nouvelle nature en Christ (2 Cor. 5. 17).
Bien loin de nous éloigner de la Parole de Dieu, l’authentique expérience mystique vient nous assoiffer du Logos. Elle nous donne envie de sonder les Ecritures, qui deviennent toujours plus vivantes et profondes à nos yeux.
La centralité de Yeshoua
La vie mystique est censée nous attacher toujours plus à la personne de Yeshoua. Ce n’est que par Lui, avec Lui et en Lui que la réelle mystique peut se vivre.
« C'est en Lui que sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. »
Col. 2. 3
En effet, Yeshoua est le mystère de Dieu incarné. Il est la Parole de Dieu incarnée. Il est Dieu incarné.
Ce n’est qu’au travers de Lui que nous pouvons entrer dans cette union à Dieu, qui nous fait entrer dans la mystique.
« Jésus lui dit : C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu'en passant par moi. »
Jn. 14. 6
Par ailleurs, Yeshoua dit aussi : « C'est moi qui suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et il trouvera de quoi se nourrir. »
Jn. 10. 9
Il n’y a aucun autre moyen sûr d’entrer dans la vie mystique, si ce n’est au travers de Yeshoua.
« Ainsi, frères et soeurs, nous avons par le sang de Jésus l'assurance d'un libre accès au sanctuaire. Cette route nouvelle et vivante, il l'a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire de son propre corps. »
Hbr. 10. 19-20
Il existe des voies mystiques hasardeuses où différentes techniques et différents moyens, voire différentes personnes, permettent d’entrer dans l’expérience mystique et transcendantale. Ces voies sont à proscrire. Elles ne pourront jamais vous permettre d’entrer dans l’union à Dieu qui mène à la vie mystique.
Seul Yeshoua Hamashiach Ben Elohim, Jésus-Christ Fils de Dieu, mène à la communion au Père et nous donne accès au Saint-Esprit. Il est la seule porte à travers laquelle nous puissions entrer, sains et saufs, dans le domaine spirituel. Tout le reste est dangereux et trompeur.
Cachés en Christ
Colossiens 2. 3 nous dit : « C'est en Lui que sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. »
Ces trésors de sagesse et de connaissance expérientielle son cachés en Yeshoua. Ils ne semblent donc pas directement atteignables. Quand on dit qu’on trésor est caché dans une maison, cela signifie que, un fois dans la maison, l’on doive se mettre à le chercher. Il n’est pas simplement posé sur la table de la salle à manger. Il est quelque part, caché dans un lieu secret. Il ne nous reste plus qu’à se mettre activement à sa recherche.
Il en va de même pour Christ. En Lui, tous ces trésors sont disponibles et accessibles, mais ça ne signifie qu’une visite distraite ou rapide va nous permettre d’y accéder. Il s’agit de chercher en Lui, de demeurer en Lui, de persévérer en Lui.
Tout est grâce, ce n’est ni par puissance, ni par force, mais par l’Esprit du Seigneur (Za. 4. 6). Cependant, la Parole nous invite à aspirer, à désirer ardemment, à persévérer.
« Demandez et l'on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira »
Mt. 7. 7
« Cherchez et vous trouverez » nous a dit Yeshoua. Nous devons sortir de nos mentalités post-modernes du « prémâché » et du « tout de suite ». Les trésors mystiques cachés en Yeshoua sont pour ceux qui, en Lui, aspirent à « plus », cherchent le Royaume de Dieu, désirent l’amitié et l’intimité du Seigneur.
Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais personnellement, quand je visite un château - oui, je raffole de l’Histoire et des vieilles pierres - quand je visite un château, donc, je suis tout autant intéressé par les pièces d’apparat où s’amassent les visiteurs que par les annexes, les passages des domestiques, les escaliers dérobés, les pièces secrètes ou peu visitées… Bref, j’aime explorer et découvrir ce qui sort des sentiers battus. Il en va de même en Yeshoua et c’est comme ça que j’ai eu la grâce de découvrir certains de ces trésors cachés en Lui.
Plus nous chercherons à connaitre Christ en nous, qui est l’espérance de la gloire (Col. 1. 27), plus nous découvrirons ces trésors cachés en Lui.
Caché en nous
Et ces trésors, cachés en Christ, ils sont en nous. Parce que Christ vit en nous. En effet, Christ en nous, c’est l’espérance de la Gloire (Ibid.)
Par ailleurs, Yeshoua lui même nous a dit : « le Royaume de Dieu est au dedans de vous » (Lc. 17. 21), certains traduisent « au milieu de vous », et les deux traductions sont justes. Il faut que nous prenions conscience que, certes, le Royaume de Dieu se manifeste au milieu de nous quand deux ou trois (ou plus) sont rassemblés en Son Nom, mais que le Royaume de Dieu se manifeste en nous, à l’intérieur de nous.
Sans en oublier la manifestation extérieure, la démarche mystique cherche également la manifestation intérieure du Royaume.
Il y a tellement de versets qui nous assurent que Dieu demeure en nous quand nous l’aimons et quand nous demeurons en Lui (Jn. 6. 56 ; Jn. 15. 5 ; 1 Jn. 4. 6…).
Nous ne devons plus en douter, oui, Il est nous et nous sommes en Lui (voir Jn. 17). C’est un mystère incompréhensible, mais pourtant tellement vrai et réel.
La récapitulation en Yeshoua
La démarche mystique ne peut se faire que par le fait que Yeshoua a tout récapitulé.
« Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, conformément au projet bienveillant qu'il avait formé en Christ pour le mettre à exécution lorsque le moment serait vraiment venu, à savoir de tout réunir sous l'autorité du Messie, aussi bien ce qui est dans le ciel que ce qui est sur la terre. »
Ep. 1. 9-10
La démarche mystique cherche à vivre et à entrer dans le mystère de la volonté de Dieu. Paul nous dit, dans ce passage d’Ephésiens, que le mystère de la volonté du Père, c’est de tout réunir sous l’autorité de Christ, aussi bien ce qui est dans le ciel que ce qui est sur la terre.
Le fait de « tout réunir sous l’autorité », en grec, se dit « anakaphalaïomaï », ce qui se traduit par « récapituler » ou « tout réunir sous une même tête ».
Sans pouvoir approfondir à sa juste mesure ce concept, la récapitulation en Christ, dont il est question ici, consiste à tout réunir, tant ce qui est terrestre que ce qui est céleste, en Christ qui est la Tête du Corps entier.
La démarche mystique va entrer dans cette récapitulation, puisqu’il s’agit d’un des mystères de Dieu, à savoir le mystère de sa volonté (Ep. 1. 9-10).
En Christ, nous allons expérimenter cette mystérieuse réalité de la communion du Ciel et de la Terre. Nous allons expérimenter la communion à l’adoration céleste devant le Trône. Et, bien évidemment, nous allons risquer de rencontrer les êtres qui se meuvent autour du Trône de Dieu, dont les anges, les êtres célestes et les saints de tous les temps.
Que ça rentre dans notre carcan théologique ou non, le Ciel et la Terre sont réconciliés en Christ et il y a une réelle communion entre les deux.
Aimer ce que Yeshoua aime et s’intéresser à ce qui l’intéresse
Apprécieriez-vous si votre ami(e) ou votre conjoint(e) vous disait : « Je t’aime. Je ne veux que toi. Mais, s’il te plaît, je ne veux rien savoir de ton monde, de ton entourage, de ta famille et de ce qui t’intéresse. Toi seul me suffit et je ne désire rien d’autre. » ?
Vous seriez certainement mitigé(e). Certes, vous seriez touché(e) par le fait que la personne vous aime et ne désire rien d’autre que vous, mais, en même temps, vous seriez certainement un peu déçu(e) voir déstabilisé(e) qu’elle ne veuille rien savoir de votre monde.
C’est un peu comme ça que beaucoup de chrétiens réagissent. Beaucoup disent : « Jésus me suffit ! Je n’ai pas besoin des anges etc. Jésus est suffisant! »
Yeshoua est suffisant ! Amen vé amen !
Cependant, en Lui, sont réconciliés le Ciel et la Terre. Donc, quand on se focalise sur Lui et qu’on le cherche avec ardeur, on finit par tomber sur ce qui l’entoure et sur les membres de sa famille. De la même manière que, lorsque vous approfondissez une amitié ou une relation amoureuse, la personne finit souvent par vous présenter son monde et ses proches.
Entrer dans le mystère de la récapitulation d’Ephésiens 1, c’est entrer dans le monde de Yeshoua. Pour Lui, le Ciel, comme la Terre sont son entourage.
Je crois profondément qu’Il aime nous présenter son monde, son entourage et toute sa famille. Je crois qu’Il apprécie vraiment que nous aimions ce qu’Il aime et que nous nous intéressions à ce qui l’intéresse. L’intimité avec Yeshoua requiert cette ouverture à son monde à Lui.
Personnellement, je me réjouis sincèrement quand je vois que deux de mes amis, que j’avais présenté l’un à l’autre, développent un relation d’amitié entre eux. Je suis également content, dans mon travail, quand j’ai mis deux personnes en contact et qu’une collaboration fructueuse s’établit entre elles. Je crois qu’il en va de même pour Yeshoua.
Ceci pointe évidemment vers l’unité et la bonne collaboration dans le Corps de Christ terrestre, mais cela inclut aussi l’unité et la bonne collaboration entre le Ciel et la Terre.
Israël et les Juifs
Outre le fait de s’intéresser au monde céleste de Yeshoua et aux êtres qui le peuplent, lorsqu’Il nous y introduit, je voudrais faire une parallèle avec Israël et le peuple Juif.
Israël et le peuple Juif font partie de ce qu’aime Yeshoua et de ce qui l’intéresse. Israël est son peuple, c’est en son sein qu’Il s’est incarné. Le Seigneur reste et demeure en alliance avec Israël (Rm. 11).
C’est Lui qui m’a donné de l’amour pour Israël, parce que, quand j’ai voulu développer mon intimité avec Lui, Il m’a montré son coeur et son amour pour ce peuple. Je me suis alors vraiment intéressé au peuple Juif et à Israël. J’ai découvert l’attachement du Seigneur pour eux, pour leur terre et pour Jérusalem, leur capitale.
Il est notable que la dernière révélation que Yeshoua nous donne de Lui-même dans la Bible est celle-ci : « Je suis le rejeton de la racine de David et son descendant, l'étoile brillante du matin. » (Ap. 22. 16)
N’oublions pas non plus que, « En ce temps-là, je relèverai de sa chute la maison de David, J'en réparerai les brèches, j'en redresserai les ruines, Et je la rebâtirai comme elle était autrefois » (Am. 9. 11, repris en Act. 15. 16).
Oui, la Maison de David, la Maison de Juda, les Juifs et Israël font partie de ce que Yeshoua aime et de ce à quoi Il s’intéresse.
Quand Yeshoua est notre point focal, c’est Lui qui nous entraine vers la découverte de son coeur, de son monde et de son Royaume.
Les risques de dérapages
Pour en revenir à la crainte du membre du staff de l’école prophétique dont nous avons parlé au début, oui il existe un risque de déraper lorsque l’on découvre toutes ces choses.
Il y a des gens qui ont pris des chemins de traverse dangereux, qu’il s’agisse du chemin mystique ou du mystère d’Israël. Certains ont renié Yeshoua ou l’on relégué au même niveau que d’autres idoles.
Mais ce risque ne délégitimise pas les découvertes authentiques de la voie mystique en Yeshoua.
Faire des erreurs ne délégitimise pas non plus cette voie. En effet, l’apôtre Jean, lui-même, a fait des erreurs avec les anges. Il failli, par deux fois, adorer un ange (Ap. 19. 10 & 22. 9). Mais il a été gardé et il s’est réajusté.
Il en est de même pour nous. Nous ne devons pas nous empêcher d’aller explorer et de chercher les trésors cachés en Christ. Si nous trébuchons ou risquons de trébucher, gardons confiance en notre Seigneur qui est bien plus grand pour nous garder que ce que « la maison d’en-face », le côté de l’Ennemi, ne l’est pour nous perdre (1 Jn. 4. 4).
Le fait de risquer d’avoir un accident ne doit pas nous empêcher de sortir de chez nous, au risque de rester enfermés toute notre vie.
Si nous passons par Yeshoua, qui est la seule porte valide pour entrer dans les mystères de Dieu, nous serons gardés sains et saufs et nous trouverons de quoi nous nourrir (Jn. 10. 9)
Yeshoua : centre et épicentre de la mystique
Je voudrais terminer ce chapitre en posant la fondation suivante : Yeshoua est le centre et l’épicentre de la mystique chrétienne, dans toutes les dimensions qu’elle comporte.
Il est le désir de nos coeurs. C’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être (Act. 17. 28). Vers qui irions-nous ? Lui seul a les parole de la vie éternelle (Jn. 6. 68).
Il est le centre de notre vie mystique, parce qu’il est la source de toute la vie en abondance (Jn. 10. 10). Toutes nos sources sont en Lui (Ps. 87. 7).
Il est l’épicentre de notre vie mystique, parce que par son Incarnation, il est venu manifester sur la Terre le foisonnement de vie qui se trouve dans le Ciel. De la même façon que l’épicentre d’un séisme manifeste sur la courte terrestre la vibration qui se produit dans des sphères bien plus profondes.
Yeshoua, tu es le chemin, la vérité et la vie.
Yeshoua sois et demeure le centre de nos vies.
Yeshoua emmène-nous toujours plus profondément, dans la recherche des trésors cachés de la sagesse et de la connaissance qui sont cachés en toi.
Yeshoua, entraine-nous dans la récapitulation du Ciel et de la Terre en toi.
Yeshoua, nos yeux sont fixés sur toi, révèle-nous ton monde, révèle-nous ton Royaume, fais nous embrasser tes mystères.


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